lundi 25 juillet 2011

Précurseurs du « cloud »

Comme souvent en informatique, les nouvelles tendances sont inspirées par d’anciennes technologies. Voici quelques précurseurs du « cloud computing ».

Groupware, cluster de serveur, ASP

Le terme « cloud » est actuellement galvaudé par un usage intensif. On en arrive même à affubler du terme « cloud »d’anciennes technologies pour faire du neuf avec du vieux. Prenons l’exemple des « groupwares » (logiciels collaboratifs des années 90) comme par exemple l’antédiluvien Lotus Notes. Il s’agit d’une longue liste de logiciel permettant de réaliser ce que l’on appelait il y a encore peu de temps un « workflow » (encore un mot disparu dans le cimetière des mots informatiques disparus). Et bien tous ces « groupwares » sont maintenant partie prenante des « private cloud ».
Idem pour se que l’on appelle depuis si longtemps, le cluster de serveur, technologie ancienne permettant d’associer plusieurs serveurs à une seule tâche pour augmenter la puissance ou mutualiser cette dernière. La virtualisation est une version plus moderne mais identique dans son principe. Là aussi, on parle dorénavant de ‘cloud’ dès que ces systèmes sont présentés, alors que ces ‘data-center’ ou autre ‘ferme de serveur’ existe depuis les premiers jours d’internet.
Un autre concept à signaler est repris par la mode du ‘cloud’, l’ASP (Application Service Provider), ancien synonyme de ce que l’on nôme aujourd’hui SaaS (Software as a Service). Toutes ces références (et bien plus encore) démontrent que le cloud n’a rien inventé, mais a simplement renommé une invention marketing que certain considère même comme un piège comme Richard Stallman par exemple ou le PDG d’Oracle en 2008 et qui a déclaré :
" La chose intéressante à propos du cloud computing et que nous avons redéfini le cloud computing pour inclure tout ce que nous faisions déjà. L'industrie informatique est la seule industrie à être aussi sensible à la mode, plus que la mode féminine. Peut-être que je suis idiot, mais je n'ai aucune idée de ce dont on parle. Qu'est-ce que c'est ? C'est du vrai charabia. C'est fou. Quand cette idiotie va-t-elle s'arrêter ? "

Slingbox, l’une des premières applications « personal cloud »

Depuis 2005, une société américaine a popularisé aux US une nouvelle manière de consommer la télévision, usage tellement populaire que le nom de cette société est devenu un nom commun : Slingbox. Avant la slingbox, la télévision par câble était un service confiné à un écran unique lui-même dédié à une seule pièce de la maison. Regarder une finale de baseball diffusée sur une chaine cryptée devait se faire en un lieu unique et en un temps précis. Cette société a inventé un matériel permettant de s’affranchir de cette contrainte : pouvoir jouir de ce service en tout lieu en toute circonstance. On pouvait avec ce nouveau dispositif profiter de toutes ses chaines cryptées dans toutes les pièces de sa maison, mais également en dehors de sa maison, à l’étranger par exemple grâce aux réseaux disponibles (internet, data mobile, wifi, etc…) et à travers tous terminaux pouvant afficher de la vidéo (smartphone, iphone, PC, etc…). Le petit boitier slingbox connecté à son décodeur permet ainsi à son propriétaire de voir la chaine de son choix à travers un simple navigateur internet ou une application spécifique à certains terminaux smartphones, et permet aussi d’enregistrer et de diffuser ensuite à la demande ses émissions préférées. Et tout cela en s’adaptant dynamiquement à la capacité du terminal de restitution, et aux réseaux de donnée utilisé (internet, wifi, data mobile, etc..). Cette philosophie est à la base du personal cloud : pouvoir jouir en tout lieu et toute circonstance de service habituellement réduit à un seul matériel et à un seul lieu.

La freebox

A noter que la Freebox en France a popularisé un usage de la télévision comparable, soit nativement (enregistrement à distance, multi écran sur son réseau privé), soit en ouvrant ses API pour permettre un développement d’applications comparables. Elle contient les germes de ce que le personal cloud détient de plus intéressant, car à la porté du plus grand nombre pour un coût défiant toute concurrence.

Le cloud computing: grandeur et décadence des promesses d’un nouveau Web 2.0

Pour bien comprendre, il faut préalablement expliquer ce que signifie le concept fondateur, à savoir le « cloud computing ». Voici une introduction rapide des avantages et inconvénients de ce concept. Chaque nouvelle tendance apporte son lot de nouvelles valeurs. Ces valeurs, même si elles ne sont pas novatrices, recèle une force symbolique qu’il est nécessaire d’étudier pour comprendre le principe de ce concept.

Grandeur
Les promesses du « cloud computing » sont si charmeuses, qu’elles pourraient incarner la promesse historique (le graal en d’autre terme) de tout système informatique : faire plus avec moins.Voici une liste synthétique de ces promesses :


  • Simplification => accès et usage facile à utiliser

  • Multi-canal => identique quelque soit l’OS (operating system) ou le terminal

  • Nomade => pas de contrainte géographique

  • Économique => les ressources sont mutualisées

  • Sécurité => les données sont fortement sauvegardées

  • Réactivité => installation et licence instantanées

  • Hautement collaboratif => on s’affranchie des soucis réseaux et logiciel

  • Facturation à l’usage => nul besoin d’investir lourdement pour débuter

Le florilège des promesses associées à ce nouveau concept peut s’apparenter à une lettre au père Noël qu’aurait écrit un DSI en fin d’année après une nuit bien arrosée. Autant le concept du Web 2.0 a fait long feu par l’abus d’idées abstraites et difficiles à convertir en avantages concrets, autant le « cloud » parvient à captiver les esprits les plus pragmatiques. Mais comme en toute chose, une série d’inconvénients existe.

Décadence
Le monde de l’information toujours en mouvement ne parvient pas à se contenter de capitaliser les concepts déjà en place, mais recherche constamment à reconstruire l’existant. Les SI, les clients, les commerçants, la société, et internet en général exigent d’avoir régulièrement une révolution à envisager. Il n’est pas impossible que le « cloud » soit l’un de ces concepts porteurs mais éphémères, que de nombreux acteurs de l’informatique et de l’internet porte au pinacle pour vendre toujours plus de services et de produits. Pour étayer cette thèse, voici une série d’écueils que le « cloud » représente aux yeux du grand public :


  • Dématérialisation => Renoncer à une représentation physique des choses est toujours difficile

  • Globalisation => fonctions et fournisseurs banalisées, les spécificités nationales sont gommées

  • Respect de la vie privée => le mythe de Big Brother

  • Moins de concurrence => les investissements nécessaires réduisent les acteurs

  • Innovation => les contraintes techniques brident les fonctions

  • Bridage off-line => obligation d’être connecté pour profiter de toutes les fonctions

  • Beaucoup de marketing => promesses parfois abstraites

  • La peur du « big bug » => gmail a expérimenté dernièrement une série de petits bugs.

L’internet lui-même n’est pas à l’abri d’une grand-mère géorgienne armée d’une pioche (l’Armenie fut privé d’internet le 28 mars dans ces circonstances)
Il faut ajouter un écueil important mais moins évident : la fausse promesse d’économie de ressource. Le cloud est théoriquement conçu pour optimiser les ressources humaines (en termes de développement et de maintenance), et en termes d’énergie (technologie verte). Ces deux points sont malheureusement faux dans la plupart des cas, car les ‘fermes de serveurs informatiques’ (data-center pratiquant massivement la virtualisation logicielle) des grands groupes comme Google consomment en réalité des quantités dantesques d’énergie, car ces systèmes sont construit pour répondre pendant toute la journée à 2 ou 3 fois le pic d’usage d’une journée, ces pics étant eux-mêmes très chaotiques, et donc très supérieurs à la consommation moyenne. On estime à 10W (une heure d’ampoule basse consommation) la consommation électrique dédiée à une simple recherche google. De plus les ressources humaines mis en jeux sont difficiles à rentabiliser dans la plupart des cas, sauf pour les plus grands acteurs de l’internet (ebay, amazon et autre facebook). Pour les autres (la très grande majorité), l’investissement important et de la maintenance continuelle que cela implique peuvent s’avérer ruineux.

En résumé :
ne pas oublier les fondamentaux avant de se lancer dans le « cloud ». Le brouillard du vaporware n'est jamais très loin quant on parle de cloud.

Le cloud, le nouveau brouillard du Web

Un peu d'éthymologie
Le terme est apparu en 2006 lors d’une intervention de Google. Amazon semble être le premier à avoir commercialisé le concept avec AWS (Amazon Web Service). Depuis ce terme a enflammé les esprits pour devenir l’adjectif incontournable pour toute solution informatique, qu’elle soit à usage privé ou professionnel. Chaque produit informatique possède dorénavant sa version ‘cloud’. Le ‘cloud’ est donc devenu un terme générique pour désigner une solution logicielle exploitée sur plusieurs machines à la fois. Même si le ‘cloud’ (nuage) est souvent utilisé dans le sens ‘dématérialisé’, il faut prendre conscience que c’est tout le contraire dans la réalité, car au lieu d’héberger un service logiciel sur une ou deux machines, un logiciel ‘cloud’ sera exploité sur des dizaines et des dizaines de machines, ce qui rend le logiciel en question d’autant plus ‘concret’ que sa modeste version ‘classique’. Le cloud est plutôt à considérer dans le sens ‘insaisissable’, comme peut l’être un nuage dans le ciel, lointain et gazeux.

Les trois P
On peut découper le ‘cloud’ en 3 grandes familles :
-Public => à destination du grand public
-Private => pour une utilisation réservée à une entreprise
-Personal => pour un usage domestique
(Désolé pour le franglais parsemant cette présentation)
Comme toute bonne segmentation, ce découpage n’est pas réellement étanche, mais permet de distinguer par l’usage trois familles et trois philosophies. La première est celle qui est à l’origine du concept, qu’Amazon à industrialisé et que Google a popularisé. Le grand public utilise constamment cette famille « public » avec les produits Google ou Microsoft. Tous les grands logiciels ont créé une version de leurs produits pour s’adapter à ce nouveau concept.
La famille ‘Private’ est en revanche une simple adaptation des SI d’entreprise au concept du « cloud ». Ce domaine recèle un gisement de CA très important pour toute bonne SSII qui se respecte. Tous les moyens sont bons pour convaincre les DSI (directeur de SI) qu’il est urgent d’investir dans une nouvelle technologie. La troisième famille ‘Personal’, dernière déclinaison en date, est abordée dans le paragraphe suivant.

jeudi 10 mars 2011

Pourquoi un débat peut vite partir en sucette sur un forum? (suite)

Bonjour @ tous.

Lors d'un précédent article, j'ai tenté une petite étude d'un débat transformé en chahut sur un forum internet pour essayer d'en comprendre les mécanismes déclencheurs:
Première partie traitant du vaste sujet du chahut sur les forums

Pour aller plus loin dans mon étude, j'ai effectué une petite expérience. Au départ, mon but était de partager cette mini-étude avec les utilisateurs du forum en question. J'ai donc publié un article reprenant textuellement cet article. Je voulais recueillir les avis de chacun, et tenter d'en débattre. Le résultat fut instructif à double titre:
1- les rares interventions positives furent très intéressantes
2- La réactions des modérateurs encore plus

Voici un verbatim des meilleurs interventions:
speudo1:
ton analyse m'a curieusement fait penser à ma pratique de classe en temps qu'instituteur remplaçant dans certains secteurs...
Il suffit de remplacer "page 1", "page 2", "page 3" par "1er jour du remplacement", "2ème jour", etc... Au début, tout va bien, c'est constructif et ça bosse... C'est petit à petit que les choses se délitent... L'humour au sein de la classe va laisser place à un recadrage nécessaire pour continuer à bosser... Ce qui évidement ne plaira pas à certains, les trolls, éléments provocateurs...


Pseudo2:
On m'avait parlé d'une étude sociologique sur les forums/mailing list, avec des schémas de construction et d'évolutions assez marrants, ça passe par différentes phases et périodes. Je vais lui demander de venir voir par ici il doit s'en rappeler, c'était assez caractéristique d'un "groupe" sur le Net et on se rend compte que plusieurs ml/fora ont +/- suivi ce modèle.

Mais rapidement, quelques notes d'humour apparaissent. Puis une rapide intervention du gestionnaire du site (en quelque sorte le directeur de l'école pour reprendre l'analogie professorale).
Le webmaster:

...Apres cette note d'humour je ne peux que vous recadrer....
Que fait cette mise en abîme sur le site ???



Très logiquement, l'effet fut immédiat, un concours de troll démarra, même de la part de ceux qui tentaient de débattre. C'est un peu comme si le directeur de l'école débarquait dans une classe pour dire: vous avez le droit de faire la fête à partir de maintenant. Le plus amusant, c'est que l'incendiaire fut presque aussi rapide à fermer le débat en prétextant le chahut. Et pour être certain de son effet, il verrouilla et déplaça le sujet vers une rubrique moins fréquentée du forum, même si la rubrique initiale était parfaitement adéquate.


J'en tire deux enseignements:
Primo, la comparaison avec la tenue d'une classe est intéressante et fort instructive car elle permet de comprendre les mécanismes mis en jeu en utilisant une situation que chacun comprend et a expérimenté en tant qu'écolier ou étudiant. Deuxième enseignement: la bonne tenue ou non d'une classe est souvent la conséquence de la bonne ou mauvaise gestion de ses encadrants. La nature humaine n'étant pas naturellement porté vers le calme et la réflexion, il est très facile pour chacun de verser dans le troll et le chahut dès que l'on sous-entend que cela est autorisé.

En conclusion:
Ne rien dire sur un forum ou alors se limiter à l'humour est le meilleur moyen d'être populaire, même si cela appauvrie le débat et encourage la pensée unique. Dur prix à payer pour un peu de tranquillité.

dimanche 20 février 2011

Comment sur un forum un sujet intéressant peut dériver rapidement et devenir un sujet moribond et sans débatteur?

Bonjour @tous.
J'aime bien l'étude des chiffres. On peut parfois y trouver des éléments d'explications à certaines questions. Voici la question qui m'intéresse ici :

Comment sur un forum un sujet intéressant et qui pourrait donner lieu à un débat avec des échanges passionnants peut devenir rapidement un sujet moribond et sans débatteur?

J'ai donc choisi un sujet non polémique devenu moribond sur un des mes forums habituels, pour le mettre dans un tableur dans le but d'essayer de trouver un début de réponse. Le sujet en lui-même n'a pas d'importance, car je pense que le résultat serait le même dans la plupart des cas comparables. J'ai catégorisé les interventions de chaque pseudo en 6 types, par ordre d'intérêt dégressif:
  1. Info (message informatif)
  2. Question (message posant une question)
  3. Soutien (message de soutien et d'encouragement)
  4. Humour (message n'ayant pas d'autre but que de faire de l'humour)
  5. Recadrage (message demandant à recadrer le sujet suite à un 'hors sujet' ou un troll)
  6. Troll (message ayant pour finalité de perturber le bon déroulement du débat)
J'ai été plutôt clément: certaines interventions ont été classées en "humour" plutôt que troll, alors que certaines définition du "troll" intègrent les interventions humoristiques répétées d'un même pseudo. On peut remarquer que la première page ne contient que des éléments positifs. C'est progressivement que les pages suivantes s'alourdissent d'interventions négatives, et que pas la suite, le sujet coule sous les interventions non-constructives. A remarquer aussi que la page n°2 est presque colonisée par l'humour. C'est souvent précurseur d'interventions négatives.

Je n'ai pas de solutions à ce problème. J'aimerai simplement que la grande majorité des personnes qui aime débattre et échanger soit moins intimidées par les chahuteurs qui sont très très minoritaires. De ce chahut découle souvent une auto-censure, car on peut penser que le débat n'avancera pas. Continuons d'être nombreux à intervenir d'une manière positive, car agir différemment serait faire le jeu de la provoc des chahuteurs. En comprenant un peu mieux le mécanisme, il est plus facile à supporter pour les autres.

(suite de l'étude)

mercredi 3 novembre 2010

Google va offrir dans les semaines qui viennent 10 000 appareils équipés de son système «Google TV» à des développeurs qui créeront des applications optimisées pour cette nouvelle plateforme. Google, non content d'offrir la gratuité de ses API, va promouvoir ses nouveaux services par le don massif de matériel.

Et pourtant le plus intéressant dans l'histoire n'est pas la générosité du mammouth de l'internet, mais bien l'importance du potentiel que représente ce futur service. Tous les grands groupes de télévision l'ont d'ailleurs bien compris en réagissant très très négativement à l'écoute de ce projet. Youtube a tenté (plusieurs fois) de se lancer dans ce secteur, mais chaque fois sans succès réel. Le marché de la télévision représente 260 milliards d'€ en 2009 (estimation Idate), cela montre l'énormité de l'enjeu et l'énervement des acteurs en présence, et le fait que Goolgle ne s'arrête pas à quelques échecs.

Google doit surmonter au moins 3 obstacles (chacun très dur à escalader):
-les pays qui tous exigent de contrôler ce secteur. La France en particulier refuse qu'un nouveau opérateur de TV diffuse des programme sans contrôle, autant pour des raisons fiscales que des règles à respecter.
-les groupes de télévision actuellement en place, qui sont parfois internationaux mais surtout surpuissants; un TF1, un HBO, ou autre NBC possède un pouvoir difficile à contourner.
-les ayant droits de contenus vidéo qui préfèrent négocier avec des interlocuteurs habituels, plutôt que de laisser entrer le loup Google (ou autre Apple) dans la bergerie. Leur marge et leur tranquillité d'esprit est en jeu, et Internet leur fait peur.

De toute manière, Google aurait tort de ne pas tenter le coup, même si la ficelle est grosse. Google tente de faire croire qu'il s'agit de réaliser de petites applications pour la télévision, alors que la véritable finalité est de devenir un jour un groupe majeur de télévision. Steve Jobs tente le même coup actuellement en essayant de pirater la carte SIM du téléphone mobile pour s'affranchir des opérateurs mobiles locaux de la planète. Plus on est riche et puissant, plus grand est le culot. Il n'est pas certain que ces batailles finissent positivement pour Google et Apple, car les forces en présence (opérateurs mobiles & groupes de télévision) sont solidement ancrés dans des marchés difficiles à concurrencer. Le résultat de ces combats permettront peut-être de déterminer certaines limites du pseudo web 3.0.

mardi 2 novembre 2010

Le nouveau défi de Steve Jobs

Steve Jobs semble être sur le point d'équiper ses prochains iPhone d’une carte SIM scellée. Ce défi technologique (car il oblige de créer de toute pièce un nouveau type de carte SIM) est comme à chaque fois avec Apple et Steve une remise en question des us et coutumes.

L'idée serait sympathique, sauf que cette fois Apple veut devenir par ce stratagème le premier opérateur de téléphone mobile dont on ne pourra jamais rompre le contrat, en créant le premier téléphone impossible à déverrouiller. Et avec le talent qu'il possède, il finira par nous faire croire que c'est pour notre bien à tous.

Le diable possède le copyright de ce genre de contrat à vie. Steve va devoir négocier ces droits, avec une personne pour une fois plus fort que lui en terme de marketing.