lundi 25 juillet 2011

Le cloud, le nouveau brouillard du Web

Un peu d'éthymologie
Le terme est apparu en 2006 lors d’une intervention de Google. Amazon semble être le premier à avoir commercialisé le concept avec AWS (Amazon Web Service). Depuis ce terme a enflammé les esprits pour devenir l’adjectif incontournable pour toute solution informatique, qu’elle soit à usage privé ou professionnel. Chaque produit informatique possède dorénavant sa version ‘cloud’. Le ‘cloud’ est donc devenu un terme générique pour désigner une solution logicielle exploitée sur plusieurs machines à la fois. Même si le ‘cloud’ (nuage) est souvent utilisé dans le sens ‘dématérialisé’, il faut prendre conscience que c’est tout le contraire dans la réalité, car au lieu d’héberger un service logiciel sur une ou deux machines, un logiciel ‘cloud’ sera exploité sur des dizaines et des dizaines de machines, ce qui rend le logiciel en question d’autant plus ‘concret’ que sa modeste version ‘classique’. Le cloud est plutôt à considérer dans le sens ‘insaisissable’, comme peut l’être un nuage dans le ciel, lointain et gazeux.

Les trois P
On peut découper le ‘cloud’ en 3 grandes familles :
-Public => à destination du grand public
-Private => pour une utilisation réservée à une entreprise
-Personal => pour un usage domestique
(Désolé pour le franglais parsemant cette présentation)
Comme toute bonne segmentation, ce découpage n’est pas réellement étanche, mais permet de distinguer par l’usage trois familles et trois philosophies. La première est celle qui est à l’origine du concept, qu’Amazon à industrialisé et que Google a popularisé. Le grand public utilise constamment cette famille « public » avec les produits Google ou Microsoft. Tous les grands logiciels ont créé une version de leurs produits pour s’adapter à ce nouveau concept.
La famille ‘Private’ est en revanche une simple adaptation des SI d’entreprise au concept du « cloud ». Ce domaine recèle un gisement de CA très important pour toute bonne SSII qui se respecte. Tous les moyens sont bons pour convaincre les DSI (directeur de SI) qu’il est urgent d’investir dans une nouvelle technologie. La troisième famille ‘Personal’, dernière déclinaison en date, est abordée dans le paragraphe suivant.

jeudi 10 mars 2011

Pourquoi un débat peut vite partir en sucette sur un forum? (suite)

Bonjour @ tous.

Lors d'un précédent article, j'ai tenté une petite étude d'un débat transformé en chahut sur un forum internet pour essayer d'en comprendre les mécanismes déclencheurs:
Première partie traitant du vaste sujet du chahut sur les forums

Pour aller plus loin dans mon étude, j'ai effectué une petite expérience. Au départ, mon but était de partager cette mini-étude avec les utilisateurs du forum en question. J'ai donc publié un article reprenant textuellement cet article. Je voulais recueillir les avis de chacun, et tenter d'en débattre. Le résultat fut instructif à double titre:
1- les rares interventions positives furent très intéressantes
2- La réactions des modérateurs encore plus

Voici un verbatim des meilleurs interventions:
speudo1:
ton analyse m'a curieusement fait penser à ma pratique de classe en temps qu'instituteur remplaçant dans certains secteurs...
Il suffit de remplacer "page 1", "page 2", "page 3" par "1er jour du remplacement", "2ème jour", etc... Au début, tout va bien, c'est constructif et ça bosse... C'est petit à petit que les choses se délitent... L'humour au sein de la classe va laisser place à un recadrage nécessaire pour continuer à bosser... Ce qui évidement ne plaira pas à certains, les trolls, éléments provocateurs...


Pseudo2:
On m'avait parlé d'une étude sociologique sur les forums/mailing list, avec des schémas de construction et d'évolutions assez marrants, ça passe par différentes phases et périodes. Je vais lui demander de venir voir par ici il doit s'en rappeler, c'était assez caractéristique d'un "groupe" sur le Net et on se rend compte que plusieurs ml/fora ont +/- suivi ce modèle.

Mais rapidement, quelques notes d'humour apparaissent. Puis une rapide intervention du gestionnaire du site (en quelque sorte le directeur de l'école pour reprendre l'analogie professorale).
Le webmaster:

...Apres cette note d'humour je ne peux que vous recadrer....
Que fait cette mise en abîme sur le site ???



Très logiquement, l'effet fut immédiat, un concours de troll démarra, même de la part de ceux qui tentaient de débattre. C'est un peu comme si le directeur de l'école débarquait dans une classe pour dire: vous avez le droit de faire la fête à partir de maintenant. Le plus amusant, c'est que l'incendiaire fut presque aussi rapide à fermer le débat en prétextant le chahut. Et pour être certain de son effet, il verrouilla et déplaça le sujet vers une rubrique moins fréquentée du forum, même si la rubrique initiale était parfaitement adéquate.


J'en tire deux enseignements:
Primo, la comparaison avec la tenue d'une classe est intéressante et fort instructive car elle permet de comprendre les mécanismes mis en jeu en utilisant une situation que chacun comprend et a expérimenté en tant qu'écolier ou étudiant. Deuxième enseignement: la bonne tenue ou non d'une classe est souvent la conséquence de la bonne ou mauvaise gestion de ses encadrants. La nature humaine n'étant pas naturellement porté vers le calme et la réflexion, il est très facile pour chacun de verser dans le troll et le chahut dès que l'on sous-entend que cela est autorisé.

En conclusion:
Ne rien dire sur un forum ou alors se limiter à l'humour est le meilleur moyen d'être populaire, même si cela appauvrie le débat et encourage la pensée unique. Dur prix à payer pour un peu de tranquillité.

dimanche 20 février 2011

Comment sur un forum un sujet intéressant peut dériver rapidement et devenir un sujet moribond et sans débatteur?

Bonjour @tous.
J'aime bien l'étude des chiffres. On peut parfois y trouver des éléments d'explications à certaines questions. Voici la question qui m'intéresse ici :

Comment sur un forum un sujet intéressant et qui pourrait donner lieu à un débat avec des échanges passionnants peut devenir rapidement un sujet moribond et sans débatteur?

J'ai donc choisi un sujet non polémique devenu moribond sur un des mes forums habituels, pour le mettre dans un tableur dans le but d'essayer de trouver un début de réponse. Le sujet en lui-même n'a pas d'importance, car je pense que le résultat serait le même dans la plupart des cas comparables. J'ai catégorisé les interventions de chaque pseudo en 6 types, par ordre d'intérêt dégressif:
  1. Info (message informatif)
  2. Question (message posant une question)
  3. Soutien (message de soutien et d'encouragement)
  4. Humour (message n'ayant pas d'autre but que de faire de l'humour)
  5. Recadrage (message demandant à recadrer le sujet suite à un 'hors sujet' ou un troll)
  6. Troll (message ayant pour finalité de perturber le bon déroulement du débat)
J'ai été plutôt clément: certaines interventions ont été classées en "humour" plutôt que troll, alors que certaines définition du "troll" intègrent les interventions humoristiques répétées d'un même pseudo. On peut remarquer que la première page ne contient que des éléments positifs. C'est progressivement que les pages suivantes s'alourdissent d'interventions négatives, et que pas la suite, le sujet coule sous les interventions non-constructives. A remarquer aussi que la page n°2 est presque colonisée par l'humour. C'est souvent précurseur d'interventions négatives.

Je n'ai pas de solutions à ce problème. J'aimerai simplement que la grande majorité des personnes qui aime débattre et échanger soit moins intimidées par les chahuteurs qui sont très très minoritaires. De ce chahut découle souvent une auto-censure, car on peut penser que le débat n'avancera pas. Continuons d'être nombreux à intervenir d'une manière positive, car agir différemment serait faire le jeu de la provoc des chahuteurs. En comprenant un peu mieux le mécanisme, il est plus facile à supporter pour les autres.

(suite de l'étude)

mercredi 3 novembre 2010

Google va offrir dans les semaines qui viennent 10 000 appareils équipés de son système «Google TV» à des développeurs qui créeront des applications optimisées pour cette nouvelle plateforme. Google, non content d'offrir la gratuité de ses API, va promouvoir ses nouveaux services par le don massif de matériel.

Et pourtant le plus intéressant dans l'histoire n'est pas la générosité du mammouth de l'internet, mais bien l'importance du potentiel que représente ce futur service. Tous les grands groupes de télévision l'ont d'ailleurs bien compris en réagissant très très négativement à l'écoute de ce projet. Youtube a tenté (plusieurs fois) de se lancer dans ce secteur, mais chaque fois sans succès réel. Le marché de la télévision représente 260 milliards d'€ en 2009 (estimation Idate), cela montre l'énormité de l'enjeu et l'énervement des acteurs en présence, et le fait que Goolgle ne s'arrête pas à quelques échecs.

Google doit surmonter au moins 3 obstacles (chacun très dur à escalader):
-les pays qui tous exigent de contrôler ce secteur. La France en particulier refuse qu'un nouveau opérateur de TV diffuse des programme sans contrôle, autant pour des raisons fiscales que des règles à respecter.
-les groupes de télévision actuellement en place, qui sont parfois internationaux mais surtout surpuissants; un TF1, un HBO, ou autre NBC possède un pouvoir difficile à contourner.
-les ayant droits de contenus vidéo qui préfèrent négocier avec des interlocuteurs habituels, plutôt que de laisser entrer le loup Google (ou autre Apple) dans la bergerie. Leur marge et leur tranquillité d'esprit est en jeu, et Internet leur fait peur.

De toute manière, Google aurait tort de ne pas tenter le coup, même si la ficelle est grosse. Google tente de faire croire qu'il s'agit de réaliser de petites applications pour la télévision, alors que la véritable finalité est de devenir un jour un groupe majeur de télévision. Steve Jobs tente le même coup actuellement en essayant de pirater la carte SIM du téléphone mobile pour s'affranchir des opérateurs mobiles locaux de la planète. Plus on est riche et puissant, plus grand est le culot. Il n'est pas certain que ces batailles finissent positivement pour Google et Apple, car les forces en présence (opérateurs mobiles & groupes de télévision) sont solidement ancrés dans des marchés difficiles à concurrencer. Le résultat de ces combats permettront peut-être de déterminer certaines limites du pseudo web 3.0.

mardi 2 novembre 2010

Le nouveau défi de Steve Jobs

Steve Jobs semble être sur le point d'équiper ses prochains iPhone d’une carte SIM scellée. Ce défi technologique (car il oblige de créer de toute pièce un nouveau type de carte SIM) est comme à chaque fois avec Apple et Steve une remise en question des us et coutumes.

L'idée serait sympathique, sauf que cette fois Apple veut devenir par ce stratagème le premier opérateur de téléphone mobile dont on ne pourra jamais rompre le contrat, en créant le premier téléphone impossible à déverrouiller. Et avec le talent qu'il possède, il finira par nous faire croire que c'est pour notre bien à tous.

Le diable possède le copyright de ce genre de contrat à vie. Steve va devoir négocier ces droits, avec une personne pour une fois plus fort que lui en terme de marketing.

mardi 8 juin 2010

facebook, un futur altavista?

Qui se souvient d' Altavista, moteur de recherche précurseur de google? Et pourtant Alatavista était considéré comme l'une des entreprises les plus prometteuses de la planète internet à ses débuts. Le cimetière des sociétés n'ayant pas tenu leur rang de leader au delà de quelques années est fort bien rempli. Internet plus qu'ailleurs peut faire et défaire une réputation ou un leadership en seulement quelques mois. Ce constat permet de relativiser les n°1 d'aujourd'hui, dont un en particulier selon moi: Facebook (FB pour faire court et jeune).

Pour résumer ma pensée, je considère facebook comme une perte de temps. FB de plus n'apporte rien qui n'existe par ailleurs depuis des lustres: blog, mail, forum, message instantané, etc... Et pourtant innombrables sont ceux qui peuvent y passer des heures quotidiennement. Ce phénomène d'addiction peut se comparer à certains mécanismes de mouvements sectaires (je plaisante qu'à moitié). C'est son caractère de communauté fermée (cloisonnée en quelque sorte) qui pousse ses utilisateurs dans l'addiction. Ce type d'addiction est déjà patent avec internet, mais lui au moins ne vous oblige pas d'utiliser un outil unique pour faire son blog, un seul forum pour échanger ou une seule adresse de mail pour dialoguer. Pourquoi tant de critique envers un simple outil de sociabilisation qui parait être semblable à la plupart des autres? A cause de deux caractéristiques graves de conséquence: son caractère exhibitionniste et son environnement cloisonné.

L'exhibitionnisme est une source de problèmes potentiels au sein de l'internet. L'internet à été créée à l'origine pour permettre un minimum de confidentialité, pour des raisons de simplification et d'efficacité. Cette relative confidentialité d'internet se traduit dans les usages par une certaine pudeur ou par un anonymat certain selon les cas. Ce principe a permis le développement de très nombreux services et outils permettant de lire, de dire, ou de discuter de nombreux sujets sans le soucis du regard de l'autre. A l'instar de la VPC (vente par correspondance) qui a permis à de nombreux clients de se décomplexer pour acheter certains produits trop difficiles à trouver ou délicats à choisir. Cet anonymat est un formidable moteur de stimulation du commerce, d'échange et de partage d'information. FB inverse totalement ce principe, en mettant au centre du service offert, son identité ouvertement partagée, avec des barrières plus ou moins efficaces pour protéger sa sphère privée. Cet aspect de FB que j'appelle grossièrement exhibitionnisme, recèle des effets pervers, dont des risques personnels et professionnels décriés régulièrement dans des articles de presse savoureux: licenciement, réputation détruite, etc..., . Petit exemple personnel à propos de mon profil FB: Même en faisant attention de n'y mettre aucune information (en dehors de ma photo) et de ne rien y faire, mon profil est déjà cité plusieurs fois (et sans compter les photos). Cela démontre le caractère potentiellement intrusif et délateur de FB.

Le deuxième élément de FB que je déplore, c'est son caractère cloisonné. C'est là encore une négation de la philosophie originelle de l'internet des débuts, à savoir offrir un support de base (DNS, HTTP, HTML, etc...) pour donner libre court à une multitude de services concurrents, sans autres limitations que celles de l'imagination des créateurs. Et là encore FB détruit cela en réinventant la plupart des fonctions fondatrices et primordiales de l'internet (mail, blog, forum, etc..) en les incluant dans le service lui-même. Par cela FB ôte le libre choix des outils à ses utilisateurs. Les inconvénients sont évidents: Par exemple ne pas avoir de mail FB peut vous empêcher dans le futur d'avoir des contacts réguliers avec vos amis utilisateurs forcenés de FB. Ne plaisantez pas, cela arrive déjà et plusieurs connaissances m'ont déjà fait la réflexion: tu ne réponds pas sur FB donc je ne t'envoie pas d'email. Beaucoup délaissent ainsi leur outils de mail traditionnel pour ne plus utiliser que FB. Idem pour d'autre moyen de communication ou de sociabilisation. Même les sites de rencontres ou de recrutement sont en dangers. Cette menace n'est pas pris à la légère par certains poids lourd pourtant florissant de l'internet. Les sites de rencontre et de recrutement par exemple réfléchissent sérieusement à des mesures pour contrer ces nouveaux usages progressant rapidement au sein de FB.

Pour conclure sur ce sujet qui mériterait un long article, j'ai la certitude que le bon sens des utilisateurs finira par triompher. Ce bon sens finira par l'emporter, et les utilisateurs de FB finiront par revenir vers des outils offrant autant de services mais sans les défauts tels exhibitionnisme et le cloisonnement. Je prend le pari: facebook aura perdu de sa superbe dans 3 ans ou 4 ans maximum. C'est le temps qu'il faudra pour que ces inconvénients deviennent évidents au plus grand nombre. On reviendra alors vers des outils moins intrusifs et plus traditionnel. L'élément chronophage de FB sera certainement le catalyseur de cette futur prise de conscience.

RDV en 2014 pour en rediscuter. Espérons que d'ici là, il ne soit pas devenu obligatoire de créer un profil FB pour exister sur la toile.

jeudi 22 avril 2010

Red button sur freesat

Je dois l'avouer tout de go, je suis un fan de snooker. Je suis capable de rester une journée entière à regarder ce sport exigeant des qualités de stratégie et d'adresse hors du commun. Et comme pour tous les fans de snooker, le grand rendez vous de l'année à ne pas manquer est le championnat du monde.

Lors de ces deux semaines réunissant les matchs à ne pas manquer, la BBC offre le tapis rouge à cette compétition reine grâce à la magie du "red button" qui permet de sélectionner le match que l'on veut voir en dehors des chaines BBC1, BBC2 ou BBC3 qui elles ne peuvent retransmettre toute la compétition.

Étant en France, j'utilise Freesat avec une parabole et un tuner sat basique (un OPTEX pour ne pas le citer). Et là point de "red button", pas plus que de beurre en broche. Heureusement la solution est à la porté de tous. Il suffit pour regarder les flux vidéos servis par le "red button" de sélectionner les chaines libélles "STREAM0, STREAM1, ....STREAM10. Chacun de ces flux retransmet les différentes émissions spécifiques à l'interactivité du "red button". Il suffit ainsi de zapper entre ces STREAM pour trouver son bonheur. Pour les trouver, il suffit de faire une recherche alphabétique des chaines avec sa télécommande sat.

J'ai donc pu regarder Steve DAVIS gagner contre un gamin ayant largement l'age d'être son fils. Pour ceux qui ne le connaisse pas, il s'agit du commentateur vedette de la BBC pour le snooker, ancien champion du monde, jouant depuis plus de 30 ans professionnellement. Incroyable.


Liens:
A propos du "red button"
A propos de freesat
A propos du snooker